Le CBD permet-il de maigrir ? Métabolisme & homéostasie !

A la lecture du titre, certaines et certains se diront peut-être “Voilà encore un nouveau produit qui prétend nous faire maigrir et nous débarrasser de nos kilos en trop! ”. Autant dire d’emblée que nous ne prétendons rien. En revanche, nous essayons d’apporter à votre connaissance des éléments de réflexion qui pourraient aller dans ce sens. A vous d’en juger.
Commençons par un préalable. Le CBD est un cannabinoïde principal du cannabis, tout comme l’est le THC. La différence fondamentale entre les deux est que le THC est psychotrope. Contrairement au CBD. Outre ces deux cannabinoïdes, il en existe plus d’une centaine d’autres dans la plante. Tous ayant des propriétés intéressantes propres. Au même titre que les terpènes qui les accompagnent. Les terpènes étant les molécules aromatiques de la plante.
Aussi, compte tenu du caractère non psychoactif du CBD et de sa présence massive dans certaines variétés de cannabis (d’autant plus quand les variétés d’origine ont été croisées pour augmenter leur taux de CBD et diminuer sensiblement celui du THC), le CBD a été étudié et continue à l’être fortement. Car il révèle des propriétés thérapeutiques potentielles innombrables. Relaxation, anti-stress, anxiolytique, anti-inflammatoire, soutien immunitaire, etc.
Mais peut-il aider à perdre du poids ? On sait que le THC affecte le métabolisme, notamment en augmentant l’appétit. La fameuse fringale que bon nombre de consommateurs de cannabis connaissent très bien. Le CBD serait-il différent également sur ce point ? Pour répondre à la question, il nous faut comprendre comment le CBD affecte le métabolisme et impacte les graisses dans le corps. Mais de quelles graisses parle-t-on exactement ?

Les graisses blanches et les graisses brunes

Il existe deux sortes de “graisses” dans le corps, les blanches et les brunes. Toutes deux sont formées de cellules appelées adipocytes constituant notre tissu adipeux. Qu’on appelle sans distinction et péjorativement parfois, “la graisse” ou “le gras”. Les graisses blanches sont celles qui s’accumulent dans notre organisme. Et qu’on traque à coup de régimes pour des raisons d’esthétique certes mais avant tout de santé. Aucune graisse ne devrait se figer dans le corps. C’est pourquoi les graisses doivent être fluides et non épaisses. Les graisses brunes sont dites justement graisses fluides. Par ailleurs, elles aident notre organisme à brûler plus vite les calories et à chasser les graisses blanches. Ce sont donc celles qu’on privilégie.

Les graisses blanches, avec modération

Elles constituent environ 95 % des adipocytes et sont regroupées par grappes de petites poches séparées par de fines membranes. Elles sont traversées d’une fibre nerveuse et de nombreux petits vaisseaux sanguins. Leur localisation est habituellement les épaules, la poitrine, les hanches, les cuisses, les fesses, le ventre. Les graisses blanches représentent environ 20 % du poids d’une personne de corpulence moyenne. Leur fonction est de stocker les lipides, d’en assurer la synthèse et leur libération quand l’organisme en a besoin. Elle est donc notre réserve énergétique transformée en glucides (sucre) quand nos calories immédiatement disponibles sont épuisées. Parce qu’on aura fourni plus d’efforts physiques par exemple que les calories ingurgitées. Ou lorsqu’il fait très froid et qu’on ne s’est pas assez couverts. Les graisses blanches constituent aussi vis à vis de la température extérieure un isolant thermique sécrétant des hormones dont la leptine (du grec leptos, mince) parfois dite « hormone de la satiété ». La leptine régule les réserves de graisses dans l’organisme et l’appétit en contrôlant la sensation de satiété. Pour « brûler » ces adipocytes blancs, on fait généralement du sport et des régimes de toute sorte. Régime hypocalorique notamment, qui consiste à dépenser plus de calories qu’on en consomme. Ce différentiel permet de réduire “les stocks”. Mais le processus n’est pas si simple. On le sait bien. Car les graisses blanches ne font pas que stocker. Elles produisent également des hormones ayant une incidence prépondérante sur notre métabolisme. Et son équilibre. Notamment en gérant l’insuline. L’insuline étant une hormone qui favorise l’absorption du glucose présent dans le sang par les cellules adipeuses, les cellules du foie et celles des muscles. Après un repas copieux par exemple, l’insuline stimule la transformations des glucides en acides gras, en vue de leur stockage dans le tissu adipeux. Quand on s’éloigne de la prise d’un repas, les calories disponibles sont plus rares, la baisse de la sécrétion de l’insuline permet alors la libération des stocks de glucose. D’autant plus si la dépense d’énergie est plus forte. Mais dans ce sens, si on peut s’exprimer ainsi, c’est plus compliqué. Car le mécanisme utilise en premier lieu les muscles, plutôt que les réserves énergétiques du tissu adipeux. D’où la difficulté de perdre du poids. Pourtant, l’effort de perseverer à perdre du poids est nécessaire quand on sait que les adipocytes en quantité excessive (surpoids, obésité) peuvent générer maladies cardio-vasculaires, diabète et l’inflammation. D’où leur surnom de « mauvaise graisse ». Et d’où l’impérieuse nécessité de contrôler sa glycémie, de ne pas trop “grossir” et de procéder à une cure d’amaigrissement.

Les graisses brunes, sans modération

Elles stockent elles aussi l’énergie. A la différence des blanches, elles sont fortement vascularisés et composées d’un nombre bien plus important de mitochondries, productrices de chaleur. Elles procèdent à une oxydation des lipides et « brûlent » de ce fait les calories plus rapidement. De vraies petites centrales thermiques brûle-graisses et isolants thermiques ! Ce sont ces graisses qui protègent les bébés et régulent leur température, ce qui leur vaut l’appellation également de “graisse du nourrisson”. Et qui expliquerait notamment qu’on vante actuellement les mérites notamment des bains de glace qui stimuleraient les adipocytes bruns pour entamer nos réserves adipeuses. Ces graisses fluides aident donc à : 

  • à rendre l’énergie disponible continuellement 
  • réduire les graisses blanches. 
  • protéger du chaud et du froid.
  • empêcher la rétention d’eau.
  • alimenter les os, les muscles et des organes (e qui permet d’éviter toute perte musculaire massive et l’allégement des os)
  • évacuer certains déchets corporels comme l’acide lactique des muscles et l’importante quantité de cellules mortes.
Ces adipocytes qui sont des précurseurs hormonaux assurent aussi un bon déroulement de la puberté, du développement des seins et des testicules, de la production d’ovules et de spermatozoïdes. Pour finir, elles transporteraient, selon une étude américaine datant de 2001, des cellules-souches régénératrice et réparatrices. Autant d’avantages et de bénéfices à considérer !

CBD et métabolisme

Des études ont pu démontré un impact direct du CBD sur notre métabolisme. Des chercheurs coréens notamment ont publié un article sur le sujet dans la revue scientifique Molecular and Cellular Biochemistry. Dans leurs recherches des effets du CBD sur les cellules adipeuses immatures dite préadipocytes, ils découvrent que le CBD ne dispose pas d’un, mais de trois moyens pour «brunir» les graisses. Au cours de l’expérimentation, le CBD stimulait non seulement les protéines et les gènes qui jouent un rôle dans la dégradation des graisses, mais multipliait également le nombre et l’activité des mitochondries, augmentant ainsi la capacité du corps à brûler des calories. Ainsi que réduisait l’expression de protéines impliquées dans la création de nouvelles cellules adipeuses dans le corps. Si les graisses blanches augmenteraient notamment le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire, les brunes, favoriseraient la perte de poids en brûlant de l’énergie par un «brunissement» des graisses. Autrement dit, le CBD aiderait à transformer la graisse blanche en graisse brune.

Le système endocannabinoïde, le CBD et le métabolisme.

Tout d’abord c’est quoi le système endocannabinoïde (ECS) ? C’est un système que nous partageons avec les autres mammifères et qui nous est essentiel. Car c’est l’ECS qui régit notre équilibre physique et psychique. Il dispose des leviers nécessaires dans le corps pour réguler, maintenir cet équilibre et le recouvrer quand celui-ci a été trop affecté. Quand on tire trop sur la corde, si on puit dire, qu’on subit trop de stress par exemple, laisse une anxiété s’installer ou une dépression émerger, vit des émotions traumatiques, un changement hormonal radical (ménopause, andropause, etc), subit des températures extrêmes, etc. Le système peut se retrouver débordé. Il devient impératif alors de le soutenir. Méditation, sport, régimes alimentaires, repos .. Le CBD est une solution complémentaire. Car le CBD agit sur le système endocannabinoïde grâce à ses récepteurs. Outre ces récepteurs, l’ECS est constitué d’enzymes métaboliques. Ce qui fait que le système endocannabinoïde est directement lié à plusieurs fonctions métaboliques, telles que le transport des nutriments et le stockage de l’énergie. Et serait impliqué dans ce sens à la gestion de l’insuline. Selon une étude menée en 2008 par l’Université de Bologn, en Italie, l’ECS agirait notamment sur les tissus périphériques tels que les adipocytes, les hépatocytes, le tractus gastro-intestinal, les muscles squelettiques et le pancréas endocrinien. L’ECS fait la même chose de manière naturelle avec deux cannabinoïdes endogènes (de endo qui signifie en dedans, à l’intérieur du corps en l’occurrence) l’anandamide et le 2-AG (2-arachidonoylglycerol). Ces deux composés servent d’interface avec les deux récepteurs de l’ECS, les CB1 et CB2,. Lesquels sont localisés entre autres, dans le cerveau et le tube digestif. Le CBD peut aider à métaboliser les composants présents dans les aliments pendant le processus de digestion en stimulant ces deux récepteurs.

Comment booster ses graisses brunes ?

Hygiène de vie physique et mentale

En ayant une alimentation équilibrée, pour sûr. En désamorçant toute installation de stress, en faisant du sport, de la méditation, en ayant un sommeil réparateur de qualité, en étant plus en contact avec la nature, etc. Le CBD est, outre son intérêt sur les graisses brunes, d’un grand soutien de l’ECS pour tout ce qui relève de l’anxiété, du stress et du système immunitaire. Il semblerait qu’il soit également possible d’augmenter notre part de graisses brunes en favorisant une atmosphère fraîche (porter moins de vêtements, dormir dans une pièce à 19°C, frissonner). Des chercheurs anglais ont également constaté qu’une heure de sport activait la production d’une hormone, l’irisine, qui transforme des graisses blanches en graisses brunes. Ces bonnes habitudes alimentaires, physiques et psychiques permettraient, selon eux, d’aider à la production de 30 % d’adipocytes bruns supplémentaires.

Le CBD activateur du récepteur CB2

Si le tétrahydrocannabinol (THC) active les récepteurs endocannabinoïdes CB1 dans le cerveau qui stimule l’appétit c’est que le THC un “agoniste” CB1 qui active le récepteur de l’appétit et le déclenche. Le CBD a des affinités plutôt avec les CB2. Ceux-ci se situent dans différentes parties du système immunitaire, dont la rate. Les récepteurs CB2 agissent en “antagonistes” des récepteurs protéine G et semblent être responsables de l’effet anti-inflammatoire. Des scientifiques australiens ont récemment examiné le rôle du récepteur CB2 des cannabinoïdes «dans la modulation de l’homéostasie énergétique et des pathologies métaboliques associées à l’obésité». Les récepteurs CB2 sont donc concentrés dans le système nerveux périphérique, les cellules immunitaires et les tissus métaboliquement actifs. Cette étude a été conçue pour étudier l’impact de la stimulation chronique des récepteurs CB2 sur la consommation de nourriture, le poids corporel et l’humeur. Ces chercheurs ont découvert que l’activation des récepteurs CB2 réduisait l’apport alimentaire chez la souris et empêchait l’accumulation de graisse corporelle. Ces résultats ont démontré un rôle des récepteurs CB2 dans la modulation de l’homéostasie énergétique et des pathologies métaboliques associées à l’obésité en l’absence de tout effet négatif sur l’humeur.

EN CONCLUSION

Stimuler les graisses brunes ou fluides permet de réduire les risques de surpoids, voire d’obésité et par conséquent de diabète. Ainsi que d’’aider à tendre vers un poids idéal ou à le recouvrer. Le CBD s’avère un potentiel soutien pour y parvenir. Sous forme d’huiles de CBD notamment, à prendre en sublinguale (sous la langue). Mais peut-être préferez-vous un autre mode d’administration ? Vous trouverez toutes les explications nécessaires pour choisir le produit qui vous convient sur le site de Sensativa

[Avis: 0 Note: 0]