CBD & Système endocannabinoïde : son rôle dans l’homéostasie ?

Comment fonctionne le CBD sur notre système endocannabinoïde ?

Notre organisme est sans cesse soumis à différents stress intérieurs et extérieurs. Température extérieure, climat, émotions, rythmes hormonaux, rythme cardiaque, etc. Pour préserver l’équilibre cérébral et physique du corps humain, nous possédons dans notre système nerveux central, tout comme d’autres mammifères, un système interne responsable de d’homéostasie. Du grec hómoios “similaire”, et stásis, “stabilité, action de se tenir debout”. C’est donc le système endocannabinoïde (ECS) qui maintient notre équilibre en contraignant corps et esprit à s’adapter, se réguler, se réparer, se protéger. Constamment.

Pourquoi l’appellation de ce système est faite à partir de la racine du mot cannabis ? Quel est le rapport? 

Un système découvert lors de recherches sur .. le cannabis !

C’est dans les années 60 qu’un chercheur israélien, Raphael Méchoulam, s’intéresse au cannabis. Le professeur et son collègue Yuval Shvo commencent par découvrir la structure moléculaire du cannabidiol ou CBD, isolé par Adams en 1940. Et ce afin d’étudier les actions de la molécule. Mais cela n’intéresse vraisemblement pas grand-monde. Alors qu’avec les connaissances qu’il a aujourd’hui, Méchoulam dit «que le CBD est un anti-inflammatoire qui réduit notamment les symptômes de l’arthrite rhumatoïde. Il a aussi un effet sur le diabète de type 1. On ne comprend pas encore comment il agit mais on sait que sa toxicité est très faible.». 

Quelques années plus tard, il identifie d’autres substances présentes dans le cannabis, et les nomme «cannabinoïdes». Il découvre le Tétrahydrocannabinol, communément appelé THC. Que tous les fumeurs de haschich connaissent car il s’agit de la molécule psychoactive de la plante. Avec le CBD, le THC devient l’autre cannabinoïde principal de la plante de cannabis. Laquelle comprend également des cannabinoïdes secondaires et des terpènes (molécules aromatiques).

Dans les années 80, une équipe américaine constate sur des cellules du cerveau, des “récepteurs” qui s’activent lors de prise de THC. “Si l’évolution avait doté notre organisme de tels récepteurs, ce n’était évidemment pas pour percevoir les effets de la marijuana. Mais parce que le corps lui-même produit, en réponse à un besoin précis, des molécules similaires au THC” conclut Méchoulam. Et il appela ces cannabinoïdes internes à l’organisme humain  : les “endocannabinoïdes” (de “endo” qui signifie à l’intérieur).  

En 1992, avec son équipe il isole le premier endocannabinoïde, fabriqué par le corps pour répondre au signal de la douleur. Méchoulam dira de ce neurotransmetteur «On l’a baptisé “anandamide”, ananda pour joie en sanscrit, une langue qu’étudiait un chercheur de l’équipe.» 

Le système fonctionne donc avec des récepteurs endocannabinoïdes, dont les deux premiers sont identifiés dans les années 90. Il s’agit du récepteur CB1 découvert en 1990 et du récepteur CB2, en 1993. Les récepteurs CB1 sont majoritairement présents dans le système nerveux central et périphérique. Mais également dans de nombreux autres organes et tissus. Les récepteurs CB2 prédominent dans les tissus immunitaires.

C’est ainsi que découverte après découverte, le professeur Méchoulam reconstitue le puzzle des différents éléments d’un système endogène complexe, le système endocannabinoïde.

Fonctions du système endocannabinoïde

Sa fonction première est d’assurer l’équilibre de l’organisme. Pour cela, il régule un très grand nombre de processus physiques et psychiques dont le développement neuronal, la fonction cardiovasculaire, l’inflammation, l’immunité, la régulation du stress et de l’état émotionnel, l’appétit, le métabolisme, la digestion, le développement et la densité osseuse, l’apprentissage, la perception sensorielle, le comportement psychomoteur, les désordres psychologiques, la mémoire, les cycles de veille et de sommeil, etc.

Il s’adapte à la plupart des situations pathologiques, entre autres, en augmentant le taux d’anandamide. « Des recherches menées sur des animaux ont démontré que la quantité d’anandamide dans l’intestin se multipliait si les animaux étaient privés de nourriture pendant un certain temps, et que ce taux se normalisait à nouveau s’ils se réalimentaient suffisamment. Il a également été mis en évidence que la production d’endocannabinoïdes dans l’organisme était fortement augmentée lors de crampes musculaires, en cas de douleurs causées par des névrites ou des inflammations chroniques de l’intestin. Ce système joue un rôle important, en cas d’hypoxie cérébrale en freinant la libération excessive de glutamate dans le cerveau. C’est la raison pour laquelle, au stade actuel des recherches, l’une des principales fonctions attribuée aux endocannabinoïdes est la fonction protectrice des cellules nerveuses.» dixit le Docteur Franjo Gotenhermen, médecin allemand, connu en tant que défenseur scientifique et médical de la plante de cannabis.

Le CBD, un cannabinoïde principal qui soutient l’ECS

La loi interdit le THC dans une configuration dite “récréative”. Mais l’admet dans certaines conditions dans un cadre thérapeutique. Il s’agit du cannabis thérapeutique qui relève du domaine médical. En revanche la loi s’est assouplie concernant le CBD. Celui-ci n’étant ni psychotrope, ni addictif et, comme le dit le Professeur Méchoulam, ne présentant qu’une très faible toxicité. En effet, la CBD n’a quasiment aucun effets secondaires indésirables notoires. 

Lorsque l’organisme subit trop de stress, de pressions, de tensions, l’ECS atteint, d’une certaine manière, ses limites. Il n’arrive plus à aider le corps et l’esprit à gérer, réguler, s’adapter. Le système envoie alors des signaux d’alarme. On est dépassé par le stress. On mange de manière plus déséquilibrée. Trop de sucre, d’alcool et de produits industrialisés. On dort mal, on fume trop, on se décourage, on déprime, etc. 

Sans écoute des signaux de détresse, un cercle vicieux peut s’installer provoquant potentiellement d’autres symptômes. Notamment des syndromes inflammatoires. 

En réalité, on a besoin de repos, de sommeil, de sport, de méditation, de vacances, etc. Le CBD est une autre option. Il soutient le système endocannabinoïde.

Les effets du CBD

Il agit principalement contre le stress et l’anxiété, grandes “maladies” de notre temps. Quand on n’arrive plus à gérer le stress, les fonctions « réparatrices » du corps ne sont plus suffisantes et efficaces. Dont celles qui oeuvrent pendant le sommeil. Le CBD peut potentiellement améliorer la qualité du sommeil et désamorcer l’insomnie. 

Il augmente le taux d’anandamide, ce neurotransmetteur qui provoque la sensation de bien-être. Et dont on a découvert en 1996 qu’il était présent également dans le .. chocolat !  Un esprit plus serein permet d’affronter plus facilement ce qui est plus tendu et difficile dans sa vie professionnelle et privée. Le CBD peut aider à rester plus centrés, détendus, lucides afin de ne pas se laisser déborder. Si les symptômes sont plus sérieux, bien évidemment, il s’agit de s’adresser à un médecin.

Enfin, le CBD agit sur le système immunitaire en activant les récepteurs appelés CB2 qui prédominent dans les tissus immunitaires. On sait aujourd’hui qu’il est également très efficace dans les cas d’épilepsie. Le cas de la petite Charlotte Figi a fait le tour du monde. 

Les produits au CBD

On a tendance à penser qu’il n’existe que sous forme de plante séchée car on l’associe encore trop souvent et de manière systématique au cannabis fumé. Or si le CBD se trouve en effet sous forme de plante séchée, il est déconseillé de le fumer. Parce que, d’une part, toute combustion est toxique. D’autre part, les propriétés de certaines parties de la plante partent en fumée, si on puit dire. Les terpènes notamment. La plante séchée pourra se prendre  en tisane par exemple. Les fumeurs préféreront le vapotage d’e-liquides CBD. 

Mais il y a également les huiles au CBD qui deviennent de plus en plus populaires. Qu’on prend ou en gouttes de manière sublinguale (sous la langue) ou en gélules. On peut notamment trouver des informations détaillées sur le cannabis thérapeutique et sur les différents types de produits à base de CBD sur le site de Sensativa.

En conclusion :

Le système endocannabinoïde est précieux pour l’équilibre physique et psychique. Il est essentiel de le soutenir et le renforcer. Médiation et/ou sport autant que possible. Une bonne alimentation autant que faire se peut. Et si besoin d’un coup de pouce, le CBD est une bonne piste à explorer !

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